Source : i24NEWS
Yom HaShoah : "Plus jamais ça, c'est maintenant, face au Hamas", affirme Netanyahou à Yad Vashem
"Les massacres du 7 octobre ne peuvent être comparés à la Shoah car nous avons aujourd'hui un Etat fort et une armée", a déclaré Isaac Herzog
S'exprimant lors de la cérémonie de Yom Hashoah à Yad Vashem, Isaac Herzog a délivré un message chargé en émotion dans le contexte de la guerre déclenchée après les attaques du 7 octobre. Si le président a reconnu que certaines similitudes entre les massacres commis par le Hamas et la Shoah pouvaient être établies, il a toutefois rejeté toute assimilation de ces attaques à un second Holocauste.
"Le fait que le 7 octobre, des mères réfugiées dans des chambres sécurisées avec leurs enfants se soient efforcées de les faire taire pour échapper au Hamas n'a pas manqué de me faire penser aux mères juives qui faisaient taire leurs enfants pour échapper aux nazis. Cela dit, on ne peut comparer ces attaques à la Shoah, pour la bonne raison que nous avons aujourd'hui en Israël un Etat fort et une armée. Nous ne permettrons jamais qu'une seconde Shoah puisse avoir lieu", a-t-il affirmé, en appelant la population du pays à l'unité. Il a enfin promis qu'il n'aurait pas de repos tant que les otages ne seraient pas tous rentrés chez eux.
Prenant la parole à sa suite, Benjamin Netanyahou a lui aussi souligné que le 7 octobre "n'était pas une Shoah", "non par manque de volonté du Hamas, mais parce qu'il avait manqué de moyens". S'exprimant ensuite en anglais à l'intention directe de la communauté internationale, le Premier ministre a affirmé que "rien ni personne n'empêcherait Israël de vaincre ses ennemis". "Plus jamais ça, c'est maintenant, face au Hamas", a-t-il martelé.
Le chef du gouvernement a poursuivi en dénonçant les manifestations d'antisémitisme sur les campus américains, et les accusations de génocide visant Israël. "Ceux qui nous accusaient de crime rituel jadis, nous accusent aujourd'hui de génocide. C'est le même antisémitisme", a-t-il assuré. Il a conclu en fustigeant la Cour pénale internationale pour ses velléités d'émettre des mandats d'arrêt internationaux contre lui, mais aussi contre le ministre de la Défense, Yoav Gallant, et le chef d'état-major de Tsahal, qualifiant de telles mesures "d'absurdes".



