Des terroristes israéliens ayant commis des attentats expulsés vers la bande de Gaza, une première
Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, des terroristes arabes citoyens israéliens ayant commis des attentats seront expulsés vers la bande de Gaza, en application d’une loi adoptée par la Knesset il y a trois ans. Cette mesure marque un tournant majeur dans la politique israélienne de lutte contre le terrorisme.
Le dispositif juridique, initié par le président de la coalition Ofir Katz, permet à l’État d’Israël de retirer la citoyenneté ou le statut de résident à des terroristes qui ont bénéficié d’un soutien financier de l’Autorité palestinienne, puis de les expulser. Après de longs mois de procédures et de contrôles, les premières décisions d’application ont désormais été validées.
Deux terroristes sont concernés à ce stade. Mahmoud Ahmad, condamné à 23 ans de prison pour de multiples attaques armées contre des soldats de Tsahal et des civils israéliens, ainsi que pour l’acquisition d’armes et la planification d’attentats, a été libéré en 2024 et sera expulsé immédiatement. Le second, Mohammad Ahmad Hussein Al-Halsi, condamné à 18 ans de prison pour l’attaque au couteau de deux personnes âgées lors de l’attentat d’Armon Hanatziv en 2016, sera expulsé dès sa libération.
La mise en œuvre de ces expulsions a reçu l’aval des services de sécurité, des autorités juridiques de l’État et du Premier ministre Benjamin Netanyahou, agissant au nom du ministre de l’Intérieur. Les ordonnances officielles de déchéance et d’expulsion ont été signées, et d’autres dossiers sont actuellement à différents stades d’examen.
« Je n’ai ni renoncé ni relâché la pression. Pendant trois ans, j’ai poussé le système à appliquer cette loi, et aujourd’hui cela devient réalité. C’est ainsi que l’on combat le terrorisme », a déclaré Ofir Katz, saluant le soutien du chef du gouvernement et de ses partenaires parlementaires.
Selon les autorités, cette première application ouvre la voie à d’autres expulsions de terroristes condamnés, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la dissuasion et à affirmer que ceux qui attaquent des civils et des soldats israéliens ne pourront plus bénéficier de la protection de la citoyenneté.



