Polygamie dans la société bédouine : jusqu'à 16 femmes et 45 enfants pour un même homme
La police israélienne s'inquiète de l'ampleur de la polygamie au sein de la société bédouine du Néguev, une pratique interdite par la loi mais qui reste largement répandue. Les enquêteurs de l'unité spécialisée de la police du district sud font état de situations particulièrement extrêmes, impliquant parfois des femmes palestiniennes originaires de Judée-Samarie ou de la bande de Gaza.
L'un des dossiers récents concerne un cheikh de 83 ans, personnalité connue de Rahat. "Il aurait un nombre énorme de femmes : 16. Nous avons pu en identifier neuf", explique l'adjudante-cheffe Elinor Dahan, responsable de l'unité chargée de la polygamie. Parmi elles, cinq sont Palestiniennes : deux originaires de la bande de Gaza et trois de la région de Hébron. L'homme a au total 45 enfants. Un autre personnage public fait actuellement l'objet d'une enquête et aurait, selon les policiers, quatre épouses.
Le phénomène suscite aussi des préoccupations sur le plan sécuritaire. Dans un rapport publié en avril, le contrôleur de l'État avait mis en garde contre un processus de "palestinisation", caractérisé selon lui par un renforcement de l'identification nationale palestinienne et un éloignement d'Israël au sein d'une partie de la population bédouine du Néguev. Le rapport établissait notamment un lien avec les mariages entre Bédouins israéliens et Palestiniennes.
Depuis la création de l'unité spécialisée de la police du district sud, environ 200 dossiers de polygamie ont été traités. Mais les sanctions restent peu dissuasives, souligne i24NEWS : les peines de prison ne dépassent généralement pas quelques mois, avant que les hommes concernés ne retrouvent leur famille et leur statut au sein de leur communauté.
Source : i24NEWS



