Israël : hausse du taux de réussite au bac, les élèves du secteur arabe en tête
Malgré une année scolaire partiellement interrompue par la guerre, le taux d’admissibilité au baccalauréat a enregistré une légère hausse en 2024, selon les données du ministère de l’Éducation. Il s’établit à 76,6 %, contre 76,3 % en 2023, pour environ 97 000 élèves de terminale sur 126 674 inscrits dans les établissements proposant l’examen. Cette tendance positive se confirme par rapport aux années précédant le conflit : en 2019, le taux était de 69,7 %, soit une progression cumulée de près de sept points en cinq ans.
Le secteur arabe affiche désormais un léger avantage : le taux d’admissibilité y atteint 78,3 %, contre 77,8 % dans le secteur juif, réduisant ainsi l’écart entre les communautés qui était de 6,4 % en 2020. L’écart entre les sexes continue également de se résorber, avec 0,3 % en faveur des filles en 2014, contre 3,4 % en 2013. Dans l’éducation Haredi, le taux est passé de 26,2 % en 2013 à 26,7 % en 2014, marquant une progression de plus de huit points sur la dernière décennie.
Certaines localités se distinguent par leurs performances exceptionnelles : la localité arabe de Gush Halav (Jish) atteint 100 % d’admissibilité, suivi de près par Hurfeish (99,1 %), Ariel (98,5 %) et Peki’in (98,4 %), ainsi que Buk’ata, Elkana, Meitar, Givat Shmuel, Shafir et Ramat Hasharon, toutes supérieures à 97 %.
Le ministre de l’Éducation, Yoav Kish, a salué les efforts des enseignants et du personnel scolaire : « L’année 2024 a démontré la solidité du système éducatif israélien, même dans les moments difficiles. Malgré la guerre et les évacuations, nous avons réussi à maintenir la continuité et l’amélioration de l’éducation », a-t-il déclaré.



