La ministre des Transports approuve l’arrivée d’Uber en Israël
Les taxis dénoncent une "légalisation des chauffeurs illégaux"
La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, a donné son feu vert à l’entrée d’Uber sur le marché israélien. À partir du premier trimestre 2026, tout conducteur pourra transporter des passagers contre rémunération via la plateforme, bouleversant ainsi le modèle actuel.
Aujourd’hui, seuls les chauffeurs de taxi titulaires d’une licence officielle et d’un véhicule muni d’un « numéro vert » sont autorisés à transporter des passagers, à des tarifs réglementés par l’État.
Cette décision a suscité la colère des associations de taxis. Kfir Ben Zino, président de l’Association nationale des chauffeurs de taxi, a averti : « Dire qu’il va y avoir une guerre mondiale serait un euphémisme. Miri Regev, je te promets que tu ne seras plus ministre après les prochaines primaires. » De son côté, Zohar Golan, président d’un autre syndicat affilié à la Histadrout, accuse la ministre de vouloir légaliser une pratique déjà répandue et illégale, notamment dans certains secteurs, en particulier ultra-orthodoxes. « Ce n’est pas une réforme du secteur, mais une manière de favoriser un groupe d’électeurs en vue des prochaines élections », dénonce-t-il. Pour lui, cette mesure risque de fragiliser les taxis traditionnels, soumis à une formation coûteuse et à des réglementations strictes. « Regev ne se préoccupe pas du transport public. Elle cherche à légaliser des chauffeurs illégaux dans un but politique », conclut-il. L’arrivée d’Uber promet ainsi de profonds bouleversements dans le secteur des transports en Israël, au cœur d’un débat explosif entre modernisation et protection des métiers existants.



