Source : i24NEWS
Fuite de pétrole en Israël : controverse autour de la politique environnementale
Cet incident survient alors que le gouvernement envisage de modifier la politique environnementale dans la région du golfe d'Eilat
Une fuite de pétrole a été signalée jeudi sur un oléoduc de la société EAPC (Europe Asia Pipeline Company) au sud du cratère Ramon en Israël, a rapporté le site Calcalist. Selon le ministère de la Protection de l'Environnement, la fuite serait due à une tentative de vol de carburant. Environ 40 tonnes de sol contaminé ont déjà été évacuées de la zone.
Cet incident survient alors que le gouvernement envisage de modifier la politique environnementale dans la région du golfe d'Eilat. Le bureau du Premier ministre et le ministère des Finances préparent un texte pour limiter le pouvoir décisionnel des experts du ministère de l'Environnement, permettant ainsi à l'EAPC de transporter du pétrole sans restriction dans la zone sensible des récifs coralliens. L'EAPC a qualifié les accusations du ministère de l'Environnement de "tentative absurde et pathétique d'ingénierie sociale", affirmant que l'incident a déjà été traité il y a plusieurs jours.
La société soutient avoir immédiatement mis en œuvre des procédures d'urgence et nettoyé la zone contaminée. Cependant, des militants environnementaux locaux affirment que l'odeur forte de carburant persiste sur le site, témoignant de l'ampleur de la fuite.
La proposition gouvernementale en cours d'élaboration vise à permettre à l'EAPC de transporter jusqu'à 20 millions de tonnes de pétrole par an à travers le golfe d'Eilat, une augmentation significative par rapport à la limite actuelle de 2 millions de tonnes. Les critiques soulignent que cette décision pourrait augmenter considérablement les risques de pollution marine, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour l'écosystème unique de la région et l'économie locale basée sur le tourisme. Le ministère de l'Environnement estime qu'un seul déversement de pétrole dans le golfe d'Eilat pourrait coûter jusqu'à 16 milliards de shekels (environ 4 milliards d'euros) à l'économie israélienne.



